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Le Blog d Arwen

L'aventure d'une Elfe - chapitres 13 à 15

21 Novembre 2005 , Rédigé par Arwen Publié dans #Vieux trucs plein de poussière


L'aventure d'une Elfe
Chapitres 13 à 15


Chapitre 13

La fin d’un combat

 

    Le Mage bleu était là, immobile dans la nacelle de sa fabuleuse machine. Une lueur folle brillait dans ses yeux d’un bleu limpide. Il crispait ses poings et ses mâchoires tout en réfléchissant. Le bilan n’était pas facile. Il n’avait que son invocateur. L’Elemental était mort. Et en face, il voyait une Elfe redoutable. Il n’avait rien vu de semblable auparavant. Cette Elfe jouait sur plusieurs couleurs…chose inconcevable de là où il venait. Devant lui, un mur d’air, une Mue dangereuse et une Muse entravant ses gestes. La seule chose qu’il savait, c’était que son adversaire n’avait pas utilisé beaucoup de créature avec le vol…et cet adversaire, c’était moi.

    Je le vis se torturer l’esprit pendant plusieurs minutes. Il était indécis. Derrière moi, Tharic trépignait en murmurant des « mais que va-t-il faire… »Un garde à qui il avait demandé de voir où était leur Roi revient lui faire son rapport.

« Maître Tharic, notre seigneur s’est assis sur son trône en priant les pierres légendaires…je crois, sauf votre respect, qu’il est devenu fou Maître.

- Cessez ces balivernes et prenez deux hommes avec vous pour veiller sur…. »

    Il ne finit pas sa phrase. Le garde s’était enfuit vers la salle du trône avec d’autres hommes. Tharic se retourna et vit la raison de cette fuite. Le Mage était sortit de sa torpeur.

    Il affichait un sourire narquois. Il avait finalement repris confiance en lui. Ses yeux devinrent d’avantage bleu et il invoqua ses créatures. L’orage grondait dans les montagnes et le ciel s’assombrit. Quatre oiseaux vinrent à lui. Quatre oiseaux aussi sombres qu’une nuit sans lune. Leurs croassements firent trembler Tharic : des corbeaux de l’orage. Par manque de Mana, mal d’invocation et à cause de la Muse, il n’attaqua pas.


John Matson. Wizards of the Coast

    Je décidai qu’il faillait agir, et fort… D’un signe de la main, ma Mue s’avança pour attaquer. Le sorcier se doutait bien que j’allai la révéler, quelle soit bloquée ou non…Il repartit dans une courte indécision : soit il bloquait avec son sorcier pour le voir mourir après la révélation de la créature, soit il risquait de recevoir une blessure qui pourrait être très grave, voire fatale… L’ombre qu’était ma créature avançait sûrement et rapidement vers le Mage hésitant.

    Proche du point de non-retour, il fit un geste imperceptible et l’Invocateur se jeta devant l’Ombre. Il me vit alors avancer les mains et l’Ombre se dissipa peu à peu pour laisser apparaître une immense créature d’un vert intense. Elle semblait pouvoir avaler l’Invocateur entier. Le Baloth vorace attendait.

« Mage, c’est tout ce que vous faites ? »

    Le Mage regardait la bête et moi tour à tour, sans rien dire. Il n’avait rien vu de pareil.

« Très bien, dis-je, Frappe du prédateur ! »

    Le Baloth paru grandir un peu plus et il se déchaîna sur l’Invocateur impuissant qui fut broyé os par os laissant entendre un craquement effroyable. Puis, la bête s’approcha du mage…Quand il vit les incroyables griffes se diriger vers son bras, il se mordit les lèvres en chuchotant « piétinement »… Son membre fut presque arraché sous la violence du coup…

    Tharic tressailli devant l’horreur de la scène. Le Mage porta sa main vers le membre tailladé. Le tissu de son vêtement se teinta peu à peu de rouge. Son visage reflétait un tel sentiment de douleur que j’eu, malgré moi, pitié de cet homme. C’était à son tour d’agir.

    Il devait avant tout supprimer les créatures de son adversaire…où du moins les renvoyer d’où elle venait. La douleur embrouillait son esprit mais il était conscient qu’une autre attaque lui serait fatale. Il lui fallait gagner du temps…et il ne voyait sur le moment qu’une solution :

« Boomerang ! »


Arnie Swikel. Wizards of the coast.

    Il jetta deux fois le sort...Deux jets de lumière se dirigèrent vers la Muse et le Baloth. Lorsque la lumière cessa, il n’y avait plus de créatures. Elles avaient tout bonnement disparues mais n’étaient pas mortes. Je sentais leur esprit voulant communiquer :

Maîtresse ?

Restez prêts

    Le Mage était fier d’avoir repris le contrôle de la situation. Il pouvait désormais attaquer :

« Corbeaux, allez-y mes petits ! »

    Les oiseaux qui tournaient dans le ciel sombre autour de la machine de leur maître, entendirent son appel. Ils se jetèrent sur moi en pic. Mon mur, encore présent, en bloqua un. Les autres foncèrent vers moi et me plantèrent griffes et bec là où ils atterrissaient…

    Je me sentis faible et mes jambes tremblèrent. Tharic me soutint alors que je tombais :

« Noble Arwen ? Fit-il d’une voix inquiète.

- Merci Tharic, ça va pour le moment, répondis-je en sentant le sang couler chaud sur mon visage pour tomber en grosses gouttes écarlates sur le sol. Ca ira, il faut que je tienne »

 

    Cette remarque était bien sûr plus pour moi. Malgré tout, Tharic continua à me soutenir tant moralement que physiquement. J’étais proche de la défaite et de retour à la case départ avec un seul mur pour me défendre…Pourtant, une idée germa en moi…de la défense, rien que de la défense puis…

« Onguent de soin » fis-je doucement. Je me sentis alors moins fatiguée et j’étais capable de me tenir debout seule. Tharic me lâcha.

« Muse, reviens! » Le vent tiède se refit sentir et la Muse était de nouveau près de moi.

« Anouride casse insecte… »


John Matson. Wizards of the Coast

    Une créature à l’aspect étrange fit son apparition et le Mage vit qu’il perdait de nouveau le contrôle. Il lui fallait d’autres créatures. Et il allait privilégier les oiseaux…Il me savait faible et il voulait me détruire, qu’importe la présence de la Muse ou de cet créature étrange. Il voulait me vaincre, m’écraser, me faire regretter ce que je lui avais fait subir. La douleur l’avait conduit à une folie aveugle et destructrice.

Peu importait la force de la créature, il en voulait beaucoup :

« Faucons du Zéphyr, venez à moi ! » Et encore une fois, ce sont quatre oiseaux qui firent leur apparition.

 

    C’était à nouveau à mon tour… « Onguent de soin » Je me sentais de mieux en mieux mais je me demandais si ce que j’avais prévu aller pouvoir fonctionner…Je fit apparaître trois mur d’air et trois anourides en utilisant mon mana de façon calculée. J’avais donc en face huit oiseaux et ici quatre murs et quatre anourides et une Muse…oui, ma belle Muse, je ne pouvais pas risquer plus longtemps sa vie…mais que faire…

    Le Mage, lui, avait un plan précis…Mais il lui fallait un tour…un seul tour…il se décida à attaquer tout de même :

« Voilà ta perte Elfe…

- C’est ce qu’on va voir Mage »

    Je savais que la Muse le gênait et je sentais qu’il n’avait pas la force de la tuer comme moi je ne l’avais pas pour la sacrifier.

« Boomerang ! »

Encore une fois, la Muse disparu.

« A vous mes oiseaux ! Attaquez ! »Hurla-t-il d’un ton déjà victorieux. Il était fier d’avoir vaincu son premier véritable adversaire…Ah ! Ce qu’il jubilait à cette idée de vic…

    Un événement étrange arrêta sa pensée…Aucun cri, aucun bruit…uniquement l’écho maintenant lointain de son rire de joie…Mais rien venant de ses chers oiseaux. Il se pencha vers le sol pour voir ce qu’il en résultait.

    La stupeur le saisi et glaça son cœur en même temps qu’un de ses faucons le frôla sortant d’un étrange nuage…ses autres créatures s’élevèrent à leur tour pour fuir la brume…non, pas une brume…un Brouillard…Il ne voyait rien du sol…la panique s’empara de lui « L’Elfe murmura-t-il, c’est l’Elfe »


Jesper Myrfors. Wizards of the Coast

    Le Brouillard se dissipa rapidement. Il me vit alors apparaître nappée d’une lueur blanche qui devenait de plus en plus forte à mesure que j’énonçais une incantation à laquelle il ne comprenait rien. Dès que le Brouillard fut entièrement évaporé, je dis d’une voix claire et aussi sonnante qu’un cor annonçant l’assaut final :

« Que la Vengeance selon Akroma se réalise ! »

    La lueur qui m’entourait se mua en un puissant faisceau se dirigeant vers le ciel. Les nuages s’écartèrent pour laisser place à la forme d’un Ange. L’Esprit de la défunte Akroma descendait lentement. Ces cheveux noirs aux reflets violacés flottaient majestueusement entre ses immenses ailes d’un blanc immaculé. Elle tendit alors les mains vers les deux lignes de créatures et dans un craquement assourdissant mêlé à une lumière aveuglante, les seize disparurent avec elle.


Greg & Tim Hildebrandt. Wizards of the Coast

    Puis, plus rien. Le silence était revenu. Le Mage, immobile et choqué par cette vision ne pu murmurer qu’un « c’est tout ? » dénué de toute agressivité ni même de tout sentiment. Je lui répondis :

« Non, ce n’est pas tout : Mon Amie, Meneuse de la Griffe, viens à moi »


Matt Cavotta, Wizards Of the Coast

Un léger nuage fit apparaître une Elfe habillée d’une peau d’ours. Le Mage failli se mettre à rire mais se ravisa lorsqu’il la vit se faire suivre de huit ours au pelage brun doré. Il pâli. Il ne savait que faire. Il était perdu, seul. La douleur physique mêlée à celle de la défaite le fit céder. Il descendit lentement sa machine vers le sol et se laissa tomber à l’intérieur, en pleur. Les ours entourèrent le vaisseau. La Meneuse m’accompagna près du Mage qui gémissait :

« Achevez-moi, je vous pris, achevez-moi rapidement
- Pour quelle raison le devrais-je ?

    Tharic accouru vers nous

- Mais tuez-le ! Hurla-t-il d’une voix désespérée
- Non Tharic. Je ne le tuerai pas. Il a déjà assez souffert fis-je en appliquant plusieurs Onguent de soin au Mage. Je ne le tuerai pas tant qu’il restera tranquille.
- Mais... après tout ce qu’il a fait?
- Arwen est sage jeune Homme, intervint la Meneuse, et elle doit avoir une idée derrière la tête.

 

    Elle me regardait d’un air espiègle

-Non, aucune idée…Mais c’est au Roi de décider vois-tu Tharic, c’est à lui de…
-Maître Tharic ! Maître Tharic !
Un soldat que le jeune Historien avait envoyé veiller sur le Roi accourait complètement paniqué
-Maître Tharic, c’est terrible…le Roi…il… »
Et il s’écroula de fatigue et de peur.




Chapitre 14

Un étrange réveil

 

    Le jeune homme pâlit. Il me regarda avec des yeux pleins d’inquiétude pour son roi comme pour le soldat. La Meneuse se dirigea vers le corps inerte de l’homme d’arme :

« Etrange, il semblerait qu’il ait subit une décharge de Mana. Il est comme foudroyé.
A ses mots, Tharic émis un bruit de surprise.
- ne vous inquiétez pas pour lui, le rassurais-je, allons plutôt voir votre Roi.
- et le Mage ?
- Mes ours le garderont, expliqua l’Elfe. Quant à moi, je soignerai cet homme. Allez vite, j’ai un pressentiment mais je ne saurais dire s’il est bon ou mauvais »


    Sur ces mots, Tharic détalla vers le palais dont la façade semblait rougir. Après un regard de remerciement à mon amie, j’accourai à la suite du jeune historien qui avait déjà atteint le haut de l’escalier. Je pu le rattraper aisément lorsqu’il s’arrêta pour parler à un garde visiblement effrayé.

« Lieutenant, où est notre Roi ? » L’homme ne fit que tendre un index tremblant vers la salle du trône. Tharic repris alors sa course, moi à ses cotés.

    Nous nous rapprochions rapidement de la grande porte de bois. Elle était entrouverte et il en sortait de grandes flammes d’un rouge sang. Tharic poussa un cri lorsque les portes s’ouvrirent brusquement pour laisser le passage à un soldat éjecté de la salle. Il retomba dans un bruit mat sur le sol de marbre puis glissa longuement a travers du grand hall avant de s’arrêter au pied d’une statue.

« Tharic ! N’entrez pas !
- mais, mon Roi…
- Voyez cet homme, un choc de mana… je… je ne suis même pas sur que… enfin j’ai bien peur qu’il ne soit… »

    Au grand bonheur de Tharic et à mon grand étonnement, un gémissement venant de la salle coupa ma phrase.
« Mon Roi ! » et il se précipita dans l’ouverture de porte…


    Tharic courrait vers son Roi. Sa seule pensée était de le sauver de ce mystérieux danger. Il entra dans la salle en essayant d’éviter les éclairs rouges…

« Le fou » pensai-je tout haut avant de le suivre.

    La salle du trone était rougeoyante. Toutes les nuances de la couleur écarlate y étaient réunies. Les visages des fresques semblaient pleurer des larmes de sang. Et devant, Tharic avançait toujours plus, une main se protégeant de la lumière qu’émettait un objet au centre de la pièce. Cet objet était tout simplement le trône lui-même.

    Le vieux Roi semblait avoir rajeuni. Ses cheveux avaient retrouvé leur rousseur originelle mais ce sont ses yeux… ses yeux d’un rouge profond qui fit arrêter l’historien…juste à temps, un éclair toucha le sol a ses pieds. Je le rejoignis :

« Dame Arwen ? dit-il d’une voix pleine de détresse, que lui arrive-t-il ?
-le trône… je pense que ce trône y est pour quelque chose… et ces pierres semblent être fait de Mana pur.
- mais mon roi, est-il en dang… »

    Un éclair en direction de Tharic s’arrêta net à quelques centimètres de son visage. Il prit conscience d’une aura protectrice autour de lui et se retourna vers moi avec un air septique.


Christopher rush. Wizards of the Coast

« Cercle de protection… Avançons.

-Bien » dit-il d’un ton reconnaissant avant de reprendre le chemin vers son Roi.

    Il semblait en transe… il ne contrôlait rien…il ne faisait que subir… mais maintenant, il savait… Une détonation fantastique émana de l’artefact réveillé… j’eu juste le temps de charger mon mana pour…


    Une douleur… des voix lointaines et inconnues qui résonnaient… et cette douleur… de la tête aux pieds… toujours elle… j’essayai pour la énième fois une esquisse de mouvement qui se solda encore une fois par un échec…et cette douleur…


    Une lumière…rien que le calme et le bruissement reposant des feuilles d’un arbre dans la brise fraîche… et cette lumière… elle m’entourait, aveuglante… j’ouvrais lentement mes paupières pour laisser le soleil blanc et matinal se glisser jusqu’à mes yeux… ils s’ouvrirent sur le tissu vert tendre du baldaquin… je me blottissais tendrement dans mon oreiller de soie vert pâle quand une voix le surpris

« Que les Dieux soient loués ! Vous vous réveillez enfin !
- les Dieux n’ont rien à voir la dedans, fit une autre voix
- en…fin ? Balbutiai-je avec peine
- mais oui ! Cela fait deux jour depuis que vous m’avez sauvé la vie dans la salle du trône ! fit la première voix. Vous vous souvenez ?
-hum… peut-être… » Les idées et les évènement se bousculaient dans ma tête… mais au moins, les propriétaires des voix présentes me revinrent
« Tharic ! Meneuse !
- Oui, répondit l’Elfe. Je suis restée a tes cotés le temps de te soigner.
-merci… et vous êtes donc sain et sauf Tharic !
- oui, et mon Roi aussi ! Tant d’évènements se sont passés durant ces deux jours !
-ah ? C’est-à-dire ?
- plus tard si vous le voulez bien noble dame… vous êtes attendue pour le déjeuner dans deux heures… il faut vous hâter de vous préparer ! »

    Mon regard incrédule fit sourire l’Elfe amie des Ours alors que Tharic me récita la liste des inviter qui allait du simple comte du fin fond du canyon au roi Gobelin du royaume voisin…

« Je dois vous laisser vous préparer. Je vous laisse ceci ici »

    Il déposa une boîte emballée de fin tissus et de nombreux rubans multicolores puis il sortis de la chambre avec l’Elfe.

    Je reposai la tête sur l’oreiller et mon regard se fixa de nouveau sur le baldaquin. Mais prise de curiosité, je me levai doucement pour ouvrir cette boîte.

    Mes pieds nus touchèrent le tapis doux posé à coté du lit puis un frisson me parcouru lorsqu’ils rencontrèrent le froid du marbre.

    J’enlevai délicatement les rubans un a un puis écartai soigneusement le tissus pastel qui recouvrait la boite qui j’ouvrai pour y découvrir une étoffe. Je la sortis. C’était une magnifique robe aux tissus doux et soyeux. Elle était composée d’une soie d’un vers tendre et garnie de rubans violets, de bouquets de violettes légèrement sèches attachés avec des guirlandes de lierres. Tout était d’une légèreté végétale. Une lettre tomba du vêtement. L’écriture était celle du roi.

« Je vous offre ce modeste présent pour toute l’aide que vous nous avez apportez à mon peuple et à moi-même. »

Et bien, merci, pensai-je.

    Je regardais pensivement le sublime vêtement quand la porte s’ouvrit à nouveau. Deux jeunes filles vêtues de blanc, les cheveux attachés en chignon entrèrent et s’inclinèrent devant moi.

« Ma Dame, le Roi nous a demandé de vous aider dans vos préparatifs.
-Hum… merci bien mais… »

    Je n’eu guère le temps de finir ma phrase. Les deux servantes me prient par le bras et m’emmenèrent dans une des salles de bain où la vapeur s’élevait de l’eau chaude contenue dans une immense baignoire. Après cela, j’eu le droit à la coiffure et à l’habillement. Je me sentais un peu comme une poupée dont on s’occupait, passive et tiraillée de tous côtés.

    Après une heure de ce que je nommerais une torture de femme humaine, les deux jeunes filles se placèrent devant moi d’un air admiratif en murmurant des « magnifique » ou des « sublime ». L’une d’elle en avait les larmes aux yeux. J’étais stupéfaite de leur réaction que je ne comprenais pas et je n’avais qu’une idée en tête : sortir de là. Elles me regardaient de la tête aux pieds et des pieds à la tête puis s’écartèrent de mon champ de vision. Mon regard croisa celui d’une personne qui m’observait visiblement interloquée de ce qu’elle voyait. De toute évidence, je ne reconnaissais plus cette Elfe qu’était mon reflet. La robe du Roi ressemblait à un légers tapis de douce verdure sur moi. Les violettes à moitié sèches rouvraient leur corolle dans une seconde jeunesse. Une coiffure légère semblait descendre en cascade claire parsemée de petites gemmes d’émeraudes et de diamants.

    Des coups sur la porte m’extirpèrent de cette observation par un sursaut. La voix du jeune historien se fit entendre, étouffée :

« Ma Dame ? Etes vous prête ?
- Oh que oui Maître Tharic, dirent en cœur les servantes, oh que oui !
- Très bien, alors venez, je vais vous accompagner »

    Une des filles se précipita sur la porte et l’ouvrit promptement. Elle laissa apparaître le jeune homme. D’abord joyeuse, son attitude se mua en émerveillement total.

«  Vous…vous…êtes…
- oui, soit… Allons-y s’il vous plait, dis-je embarrassée mais heureuse de sortir de la pièce, Allons-y rapidement avant que votre mâchoire ne tombe. »

    Je lui pris le bras et il me conduisit dans le dédale de couloir. Notre passage provoquait des murmures de fascination. Ce qui me gênait d’autant plus.

    Nous arrivâmes enfin devant les lourdes portes de la salle du trône. Les deux gardes présents nous saluèrent puis Tharic appuya ses mains sur l’immense entrée qui s’ouvrit sur la salle. Les bavardages bruyants cessèrent et tous se tournèrent pour nous regarder. Le roi se leva alors de son siège orné des pierres rouges lumineuses :

« Entrez, entrez donc ! »

    Je fis un pas dans la salle décorée de tapisserie pour l’occasion. En regardant les invités, je pu reconnaître la Meneuse ainsi qu’un jeune Mage que je connaissais bien. Il portait l’insigne des ambassadeurs et des émissaires de la SMF. Lorsque je fus à son niveau, Souben se leva pour me saluer.

« Bonjour Arwen ! Moi qui te pensais déjà dans tes belles forêts !
- disons que j’ai été retardée par quelques évènements.
- c’est ce que j’ai appris par Grhyll puis ici.
- Ils t’ont envoyé pour la diplomatie ?
- et pour étudier l’artefact réveillé… des pulsations ont été ressenties dans la Pyramide…
- excusez moi ô ambassadeur, je dois vous retirez Dame Arwen, interrompra Tharic, le Roi voudrait… »

    C’est alors qu’une lumière rouge aveuglante s’illumina… le trône royal émis une sorte de vague de mana qui allait une nouvelle fois déferler dans le palais…



 

Chapitre 15

Nouveaux Départs

 

    Souben est moi nous regardâmes. Nous pensions à la même chose. Il était clairement établi que les énergies libérées par le Trône provenaient de mana rouge.

« Il faut les protéger… au cas où…
-oui, un cercle ?
-Il ne reste que ça… »

    Nous nous concentrâmes prêts a utiliser notre mana pour activer les cercles autant de fois que nécessaire.

    Le Roi avait disparu derrière la lumière aveuglante. Celle-ci semblait monter jusqu’aux voûtes de l’immense salle. D’abord informe, une silhouette reptilienne apparue doucement. Il s’en détacha enfin des ailes et une queue admirablement musclées. Le Dragon-Lumière s’immobilisa un instant. Une tension m’habitait. Je me tenais prête. Un silence palpable étouffait la salle du Trône-Artefact puis le Dragon-Lumière s’élança en piquet vers la table dans une attitude d’incroyable fureur… Pour exploser à la manière d’un feu d’artifice en millier de petites flammèches inoffensives.

    Après quelques secondes de stupeur, le Roi demanda a son assemblée d’un ton enjoué : « Ca vous a plu ? »

 

    Un tonnerre d’applaudissements se fit entendre. Souben avait une mine déconfite mais je sentais clairement qu’il en était de même pour moi, comme pour Tharic qui me prit le bras pour le tirer jusqu’à ma place, tout près du Roi.

    Souben me murmura alors « Il faudra qu’on parle ». Je ne pu lui répondre que j’étais d’accord, l’Historien m’éloignant inexorablement de l’Emissaire de la SMF.

    Le Roi, fier de son effet, m’accueilli avec un sourire ravi. Etrangement, les Gemmes de l’Artefact semblaient rire aussi. Tharic me fit asseoir sur un siège de bois aux coussins écarlates puis vint se placer à ma gauche. Je pris le verre de cristal et bu quelques gorgées du vin pour me remettre des évènements. Je pris alors la parole d’une voix plus réprobatrice que je ne l’aurais voulu.

« Vous nous avez fait bien peur, Majesté.
- Vraiment ? Ce n’était pas l’effet voulue par Elles… ne m’en veuillez pas Noble Elfe.
- Elles ?
- Ces pierres, dit-il en caressant les Gemmes qui émirent une sorte de ronronnement, les Pierres des Anciens ! Elles sont si heureuses que leur peuple les voit de nouveau.
- Tout cela me laisse perplexe. Vous parlent-Elles ?
- Bien sur ! Et Elles m’ont ouvert les yeux sur votre Magie et m’ont expliqué pas mal de choses sur notre Histoire.

Tharic releva brusquement la tête. Les Gemmes semblaient moqueuses à présent.

- Je suis en effet désolé Sire Tharic… Il semble que votre place d’Historien Royal n’est plus lieu d’être.
- Mais Sire ? Que…
- Je verrai cela en temps utile Maître Tharic. Ce que je souhaite faire pour vous et votre famille, c’est de réhabiliter et ré-honnorer le nom de Midalic de Villoy votre ancêtre. La persécution dont il a été victime sera réparée. »

Tharic était atterré. Il avait passé de longues années à étudier et à tenter de réécrire les livres ! Mais ce qu’il l’agassait le plus était le murmure moqueur des Gemmes.

« Mon Roi ?
- Oui Maître Tharic ?
- Pouvez-vous s’il vous plait Leur dire de se taire ? » Demanda-t-il d’un ton irrité mais contrôlé.

A ces paroles, je sursautai et compris enfin d’où venaient ces murmures que je percevais aussi.

« Vous les entendez aussi Tharic ? Demandai-je.

    L’ancien Historien hocha la tête, le regard noir.

- Aussi ? Remarqua le Roi. Vous voulez dire qu’Elles parlent plus fort que je ne le pensais ?
- Il semble bien Majesté.
- Ce qu’il semble, dit une voix derrière moi, c’est que tous ceux qui sont sensibles à la Magie entendent un bourdonnement provenant des Gemmes.

    C’était Souben. Il avait apparemment compris la situation bien avant moi. Les magiciens Humains sont si étonnants parfois !
- Si nous les entendons si clairement, continua-t-il d’un ton scientifique, c’est sûrement que nous sommes des Mages qui connaissons le son du Mana.
- Ou bien… que nous avons de grandes prédispositions à cette Magie ! » Compris-je en regardant Tharic. Il est de la seule famille de Thérentia à ne pas avoir été exposée au sort d’oublie après tout !

Alors un son d’une étrange harmonie, puissante comme la Montagne, se mua en voix :
«Vous avez raison… Les Elfes sont toujours perspicaces…Et les Humains plus intelligents qu’autrefois…

    Nous sursautâmes. Les Gemmes nous parlaient.
- La Nature est étrange… L’Evènement se prépare et le Chaos se rapproche. Seul l’Elu sera déterminant…
- l’Elu ? Demandâmes en même temps le Roi, Souben et moi.
-Seul l’Elu sera déterminant…»

    Puis Elles se turent.

    Le silence tomba entre nous. Nous prîmes conscience que l’ordre du repas n’avait pas été donné. Les Nobles invités discutaient entre eux pour patienter pensant que, malheureusement, notre discussion était plus importante que l’état de leur estomac.

    Le Roi fit un signe, un serviteur vint.
« Faite commencer le service, nos invités n’ont que trop attendu .
- Bien votre Majesté. »

    Et il partit donner le signal du début des festivités. Souben repris sa place et le balai des servantes commença. Elles étaient jeunes, la vingtaine tout au plus. Toutes vêtues de petites robes de satin vert, un tablier blanc noué à la taille. Elles portaient aussi un tissu blanc sur la tête. Elles rapportèrent tous les plats d’argent abondants de nourritures variées : des légumes parfumés aux herbes aromatiques, de grandes miches de pain doré et croustillant et toutes sortes de mets composés de fruits étranges. Puis certaines vinrent remplir de vin goûteux et désaltérant les verres vides. Lorsqu’elles quittèrent la salle, les hommes vêtus de vert eux aussi apportaient les grandes pièces de viandes composées de gibiers, volailles et bouquetins, la spécialité du Royaume. Puis ils nous laissèrent.

    Le Roi se leva et annonça le début d’une nouvelle ère pour Thérentia :

« …Une ère nouvelle, un nouveau départ qui amorce le retour de notre Royaume dans le monde et vers la grandeur de jadis, perdue pendant des siècles. Bon appétit à vous ! »

Il s’assit et pris une cuisse de volaille. Les invités se servirent à leur tour et mangèrent avec joie.

Le repas pris fin assez tard. Les ventres étaient repus, les visages satisfait mais fatigués par l’heure tardive et le début d’une digestion qui promettait d’être difficile. Mais pourquoi les humains doivent toujours manger plus que leurs besoins ?

    Tharic subissait les cris de douleurs de son ventre prêt à exploser. Le Roi se portait bien lui. Il discutait avec un émissaire Gobelin.
« Votre Maître n’a pu venir ?
- Non, mon Seigneur surveille les frontières nord. Des messagers ont vu plusieurs créatures étranges et un camp de prospecteurs a été détruit horriblement. Je vous épargnerai les détails… des têtes explosées et des bouts de chairs partout…
    Tharic eu un haut-le-cœur.
- Vous ne savez rien sur ces créatures ?
- Non, rien .Mais mon Maître a dit qu’il viendra vous voir pour rencontrer le Roi de la Patrie Disparue.
- C’est gentil a lui.
- les frontières nord ont été attaquées aussi par chez nous, dit un émissaire de la ville royaume de Mesa. Les pégases ont été affolés… c’est mauvais présage.

    Tharic avait pâlit brusquement.
- Sire ?
- Oui Dame Arwen ?
- Je pense que votre jeune conseiller est malade. Nous allons prendre congés afin que je le soigne.
- Faite, ma Dame. »

    Nous nous levâmes donc et priment la direction de la chambre de Tharic. Dans le couloir, des pas précipités se firent entendre. Souben nous suivait. Tharic était au plus mal, et l’Emissaire m’aida a porter l’Historien dans ses quartiers. Une servante passait.

« Avez-vous besoin de mes services ?
- Oui, dis-je, allez dans ma chambre, un sac d’herbes médicinales est posé sur la commode et rapportez moi de l’eau bouillante aussi.
- oui ma Dame.
- Il a l’air vraiment patraque, dit Souben après le départ de la servante.
- La gourmandise… allongeons le dans son lit. Tu voulais me parler ?
- Oui, comme je te l’ai dit, la Pyramide a vibré pendant le réveil du Trône Rouge. Mais Grhyll semble très inquiet.
- Grhyll ? ce n’est pas son habitude… il t’a dit pourquoi ?
- non, il n’est pas très bavard ou parle par énigme…
- Comment ça ?
- Il m’a juste fait part de son inquiétude pour toi… il m’a dit aussi que… quoi déjà ? ah ! oui ! Que Gaïa se liguera contre la Nature…Je n’ai rien compris… ce n’est pas ton cas apparemment.

Je m’étais en effet figée.
- oui, j’ai peur de comprendre. Une expression Elfique venant de l’Histoire des Ages. Cela indique une prophétie selon laquelle les Dieux pourraient se liguer contre les peuples.
- Hum, pas joyeux en effet. Et d’où vient cette prophétie ?
- de Grhyll.
- de Grhyll ? Il est prophète ?
- était. Une prophétie écrite de son « vivant ». Tellement puissante que peu de temps après, il semble qu’il en est « mort »… quoique je ne pense pas qu’il y ait un lien entre les deux.
- je ne savais pas »

    La servante revint.

« Voici ma Dame.
- Merci, vous pouvez disposer.
- Je serais dans la pièce au fond du couloir si vous avez besoin de moi.
- merci »

    Elle ferma la porte derrière elle. Souben s’affala dans un fauteuil rembourré. Je pris des herbes et les laissa infuser dans l’eau bouillante. Je tendis la mixture à Tharic qui suait à grosse gouttes.

« Buvez ça, attention, c’est chaud. Vous vous sentirez mieux après. »

    Je rangeai tout et m’assis sur une chaise en attendant que Tharic s’endorme.

« Et les Souverain ? repris-je.
- Ils ont divers problèmes. Le mutisme inquiétant de Grhyll par exemple. Ils essayent de recontacter Kallon depuis qu’il a donné signe de vie.
- Kallon ?et Ils savent où Il est ?
- non, mais il a l’air d’aller bien. Ils tentent de demander de l’aide à Dark Mogwaï, Gloire à Lui, mais Il ne répond pas .
- inquiétant…
- Je pense repartir demain à la première heure. Tu devrais en faire autant. Ces attaques au Nord m’inquiètent. Et l’avis des Elfes sur l’Evènement m’intéresse.
- Mais c’est ça !
- Quoi ?
- Grhyll appelait sa Prophétie l’Evènement !
- et ?
- Et qu’ont dit les Gemmes ?
- que… l’Evènement se rapprochait… répondit Souben comprenant ma pensée
- oui… Et ça s’annonce mal. Très mal… Car si ça se vérifie, je n’aimerai pas me retrouver face à un Dieu tel que Dark Mogwaï… et cette fois, je ne sais pas si deux Souverains sur trois arriveraient à le calmer… et nous aurons un autre problème…
- Lequel ?
- Qui est l’Elu ? »

    Tharic se mit à ronfler. D’une manière plus forte que Ronflex Man. Je n’aurais jamais cru cela possible. Souben et moi laissâmes le jeune homme dans son sommeil et sortîmes pour regagner nos chambres respectives.
« Tu devrais vraiment partir demain avant l’aube comme moi Arwen.
- je partirais demain mais après le petit déjeuner. Bonne nuit et bonne route.
- Bonne nuit et bon courage. »

    Je me dirigeai vers la chambre de la jeune servante :
« Ma demoiselle ?
Elle arrêta son ouvrage de broderie et le posa.
- Oui ?
- pouvais vous dire aux écuries que mes chevaux doivent être prêts pour demain matin ?
- Bien sur. »

    Et je repris mon chemin à travers les couloirs déserts du château endormi. C’est alors que je croisai le Roi.

« Dame Arwen, comment va Maître Tharic ?
- Il ira mieux demain. Juste la conséquence de la gourmandise.
- J’en suis heureux. Vous allez vous coucher ?
- oui. Je voudrais aussi vous annoncer que je reprendrais ma route vers les Terres Elfiques demain après le petit déjeuner.
- déjà ?
- oui Sire, je dois éclaircir certaines choses et l’aide de mon peuple me sera bénéfique.
- Et bien soit, je vous ferais préparer des provisions.
- merci votre Majesté.
- C’est le moins que je puisse faire ! Bonne nuit ma Dame.
- Bonne nuit Sire. »

    J ’entrai dans ma chambre éclairée par une bougie. La plaine lune donnait une réponse argentée à la lumière dorée de la petite flamme. Je me dévêtis et mis une petite robe de satin bleu ciel pour la nuit. Je pliai consciencieusement la magnifique robe et fit mes paquets pour le lendemain. Je m’arrêtai devant le tableau pour l’admirer une nouvelle fois puis me dirigeais vers la fenêtre pour observer le ciel cristallin. Demain, je dormirai à la belle étoile… et dans le froid. Je pris place dans mon lit et appréciai de dormis une dernière fois dans ce moelleux et chaleureux nid.

    Le lendemain, un beau soleil m’accueilli au réveil. Une brise douce se fit sentir et je m’éveilla fraîche et prête pour le départ. Je pris mon petit déjeuner qu’une servante m’avait apporté. Je lui avais donné une missive pour que l’émissaire la donne à son Maître. Je revêtis ensuite ma tunique de voyage, attachai mes poignards à la jambe et à la ceinture sans oublier Elsila. Je pris mon paquet de voyage et descendis.

    Le Roi tenait conseil dans la salle du Trône-Artefact et expliquait la Magie lorsque j’entrai.

« … et c’est comme ça que l’on peut blesser directement un adversaire…oh ! Dame Arwen, fit-il en se levant. Vous nous quittez donc vraiment…
- oui Sire.
- Vos montures vous attendent. Je tiens à vous accompagner.
- merci Sire. »

    Les Conseillers se levèrent aussi. Tharic n’était pas là, ce qui m’attrista. Nous quittâmes la Salle et traversâmes le couloir vers la sortie du Palais. Tous les gardes que nous croisâmes me firent un signe de tête où me lancèrent des « Gloire à Dame Arwen ». Le Roi m’expliqua qu’ils m’aimaient. Certains même littéralement. Je souriais à chacun d’eux.

    Nous sortîmes du Palais baignés dans la lumière dorée du soleil. Deux hennissements m’accueillirent. Brego était prêt et Pied-de-lait était chargé des provisions. Il en était mécontent. Je me dirigeai vers eux, les caressai le chanfrein et leur donnai une pomme que j’avais gardé du petit déjeuné. Je montai sur Brego quand une voix essoufflée appela :
« Dame Arwen ! Attendez ! »

    Tharic accourait, enfin essayait. Il tirait désespérément sur la longe d’un âne.

« Que faites-vous ?
- Je viens avec vous ! dit-il comme si c’était une évidence.
-Mais… c’est un voyage long et dangereux que j’entreprends. Vous n’êtes jamais sorti de ce Royaume ! et puis vous n’allez pas monter « ça » !?

    L’âne emis un son de désapprobation.

-Ah !euh.. lui ? c’est mon âne, il a sale caractère mais c’est une bonne bête de bat. Je vous en pris, laissez moi vous accompagner ! Mon Roi m’en a donné l’autorisation et je n’ai plus rien à faire ici. On n’a plus besoin d’Historien Chercheur.
- Dame Arwen, j’ai nommé Maître Tharic Emissaire. Je voudrais qu’il vous accompagne pour souder les liens entre Thérentia et le peuple des Elfes. Pour annoncer notre renaissance.
- Bon, d’accord. Mais montez Pied-de-lait et charger votre âne. »

    Tharic déchargea Pied-de-lait qui fut content de cet allègement. Le cheval essayait néanmoins d’évaluer le poids de son nouveau cavalier. L’âne ainsi chargé ne broncha pas. Tharic monta sur Pied-de-lait sur lequel on avait mis une petite selle et tenait l’âne par la longe. Il ne savait pas très bien monter mais il aurait le temps d’apprendre pendant le voyage.

    Les villageois s’étaient rassemblés pour nous voir partir. Le Roi, en haut des marches du palais pris la parole :
« C’est avec regret que je laisse partir notre noble historien devenu Emissaire Tharic de Villoy. Mais c’est avec joie que le vois nous quitter dans la perspective qu’il revienne avec des histoires, des aventures et des alliances politiques qu’il découvrira et établira avec Dame Arwen. A bientôt j’espère. Vous avez toute la reconnaissance et les remerciements du royaume de Thérentia, sauvé par vous. »

    C’est alors que nous partîmes sous les applaudissemen

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pedro 26/12/2005 16:36

je n'ai pas encore le tps de te lire mais le peu que j'ai pu faire est fort agréable....bon courage    pedro

26/12/2005 17:31

merci beaucoup!

zordar 23/11/2005 13:09

l'histoire va prendre un nouveau tournant mais en tout cas , il s'en est passé des choses !

23/11/2005 14:21

ouip... et je suis pas encore arrivé dans mes put*** de forêt... XD

merci de me lire, ça me fait plaisir! ^^