Bon, je passerais outre le fait que depuis mardi je suis malade comme deux chiens. Oui, je suis touchée par la Gastro.. je vous épargnerais donc les détails.
Ce que je voulais écrire ici a quand même un rapport avec cette journée de mardi puisque j'ai du aller voir le médecin.. Et c'est la que peut s'expliquer le titre étrange de cet article.
Petite parenthèse tout de même pour bien comprendre, quelques uns de mes lecteurs le savent, je suis diabétique . Depuis 10ans en avril dernier. Lorsqu'on a annoncé cette nouvelle, a mes 13
ans tout juste, je me souviens avoir été comme étrangère a tout cela. A toute cette agitation. Alors que ma maman m'avait dis que le premier soir de mon hospitalisation, le repas fut dur a avaler
pour elle et mon père. D'aillieur, les premier jours de visite, maman avait souvent les yeux rougis.
Donc, j'ai accepté. Après tout, j'étais bien obligée. J'ai accepté les piqures, les controles, les visites a l'hopital, les gateax pomme noisette Gerblé... Le temps a passé, et j'ai du quitter le
service de pédiatrie...(et abandonné les gateaux Gerblé yark yark...) pour être lachée dans la nature. Et la, avec les études puis la recherche d'un taf, puis le travail lui même...
je ne suis plus suivie par aucun spécialiste.
N'étant justement plus suivie, me voila avec un diabète assez instable. Des résultats trop haut et des prises de sang qui disent au fil des mois que cela ne s'arrange pas. Je sais. Je sais. Ce
n'est pas bien. J'en suis plus que consciente... ce n'est pas a moi qu'il faut expliquer la maladie et encore moins les risques que j'encourre.
Donc revenons au cabinet du médecin. Dans ce cabinet, il y a 3 médecins en tout. celui que je consulte ce mardi est celui de mes parents et de ma soeur (malade aussi... gastro powa...) . Il voit
dans le fichier informatique le résultat de ma dernière analyse... mauvaise... très mauvaise...
Alors qu'il m'explique qu'il va me prendre un rendez-voous pour une hospitalisation de jour et un grand check up... et c'est plus que de la tristesse qui m'envahi. oui... cette deuxième
révélation de ma maladie me fait prendre conscience finalement que je suis malade... je n'aime pas considérer le diabète comme une maladie (encore moins comme un handicape) et pourtant, il faut
que je me rende a l'évidence, c'est le cas. C'est une maladie insidieuse qui ne se guérrie pas.
Mon médecin a dit une phrase concernant ceci... peut-être cette phrase a-t-elle réveillé cette résignation qui s'est emparée de moi.
"Tu es mariée avec le diabete. Tu es mariée avec lui pour le restant de tes jours... sans divorce possible"
Le souci de cette vérité... c'est que ce n'est pas un mariage d'amour pour reprendre l'image.

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