La semaine prévue a était un peu rallongée. Les examens n'ont rien révélé de spécial donc vous avez ici une Elfe en bonne santé... enfin, autant que faire ce peut.
Concernant mon diabète donc, pas de complication. C'est déja une très très bonne chose. Ayant des insulines dont la comercialisation s'est arrétée, il a fallut me trouver un autre schéma... et mes taux étant pas très bon, c'était plus que nécessaire.
En résumé, de 5 injections/jours, je suis passée a 4 et j'ai changé toutes mes insulines. Pour en arriver a ce résultat, j'ai du être sous pompe a insuline pendant 5 jours. C'est a dire que j'étais sous perfusion avec une pompe portative. J'ai ainsi pu l'expérimenter. Et bien que c'est visiblement mieux pour gérer son taux de glycémie, moi, je ne suis toujours pas emballée par ce système... être branchée tout le temps... non, ça ne me sied guère.
S'il y a un "concernant mon diabète", il y a forcément un "concernant autre chose". Cet autre chose, c'est plutot ce qui ce passe dans ma petite tête d'Elfette qui ne tourne pas rond. En effet, j'ai pu réfléchir un peu, et alors qu'une infirmière m'interrogeait sur mes connaissances de ma maladie et sur moi... je me suis mise à pleurer... ouip... car d'un coup... tous ce qui semblaient être des soucis surmontables sont devenus une sorte de vide rongeant mon âme et ma raison.
Et depuis quelques temps, avec les Ombres réparatrices de la Nuit viennent des noirceurs qui me hantent. Et avant de m'endormir, une sourde douleur s'installe sur mon coeur, poid désagréable qui enserre mon âme et lourdeur sur mon estomac me donnant une sorte d'ivresse horrible... et alors, les larmes me viennent.
Si je devais caractériser mes sentiments par une image, je vous montrerais un cheval ailé muni d'un licol attaché trop court et une chaine le liant au sol alors que l'équidé regarde avec une nostalgie douloureuse le ciel.
En parler à mes médecins (traitant ou de l'hopital), j'ai conclu plusieurs choses:
-la source de cet enchainement n'est rien de plus que mon travail.
-si je continue ainsi, je ne tiendrais pas ma raison longtemps.
-l'un des calments qui me manque est l'équitation.
Sur le premier point, rien que de penser que je doix retourner au travail fait revenir en moi cette douleur.
Sur le second, j'ai pratiquement l'impression que je suis au bord de la rupture, et cela me fait plus que peur.
Sur le troisième... et bien cela faisait si longtemps que j'y pensais.... mais cette chaine ne me permet pas de m'évader...
je suis donc dans une impasse de laquelle je ne pourrais sortir qu'en craquant ou en trouvant un autre job.
Et j'y travaille.
Sérieusement.
PS: merci a tous pour vos commentaires et votre soutien!


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